Manifeste

Dix ans après la Première Marche Mondiale pour la Paix et la Non-violence , les raisons qui l’ont motivée, loin de se réduire, se sont renforcées. Nous vivons dans un monde où l’unilatéralisme autoritaire prend de l’ampleur et où, en même temps, le rôle fondamental des Nations Unies dans le règlement des conflits internationaux se dégrade. Un monde qui saigne à mort dans des dizaines de guerres, le plus souvent réduites au silence par la désinformation ; dans lequel éclatent les crises écologiques d’insoutenabilité que le Club de Rome a annoncées il y a un demi-siècle ; dans lequel des millions de migrants, réfugiés et personnes déplacées pour des raisons environnementales sont poussés à contester les frontières d’injustice et de mort ; où les guerres et les massacres se justifient dans le conflit de ressources de plus en plus rares ; où le choc des « plaques géopolitiques » entre puissances dominantes et émergentes engendre de nouvelles et dangereuses tensions ; où l’avidité des plus riches brise, même dans les pays développés, toute attente ou réalité d’une société de bien-être, suscitant des vagues d’indignation qui finissent par être manipulées et générant des mouvements alarmants de rejet et de xénophobie contre les réfugiés et les immigrants ; un monde où la justification de la violence, au nom de la « sécurité », augmente le risque d’escalade de la guerre à des proportions incontrôlables.

  • Lancer un grand appel mondial de la part de " nous, les peuples ", avec lesquels la Charte des Nations Unies commence si lucidement, pour la mise en œuvre rapide du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires, qui permettra de libérer les ressources destinées aujourd'hui à la destruction afin de répondre aux besoins fondamentaux de l'humanité.
  • Supposons un plan d'éradication de la faim , conforme aux objectifs de développement durable (ODS), qui dispose des fonds nécessaires pour être efficace.
  • Activer un plan Plan de mesures urgentes contre tous les types de suprématisme, de racisme, de ségrégation et de persécution par sexe, race, nationalité ou religion ..
  • Promouvoir une Charte démocratique de la citoyenneté mondiale qui complète la Déclaration des droits de l'homme (civile, politique et socio-économique).
  • Incorporer la Letter of the Earth à l'"Agenda international" de l'ODS, pour faire face efficacement au changement climatique et à d'autres fronts de non durabilité de l'environnement.
  • Refunder Nations Unies, donnant la participation à la société civile, démocratiser le Conseil de sécurité pour le transformer en un véritable Conseil mondial pour la paix et la création d'un Conseil de sécurité environnementale et économique, de manière à renforcer les cinq priorités des Nations Unies : alimentation, eau, santé, environnement et éducation.
  • Promouvoir des alliances alliances des mouvements, partis et ONG pour passer d'une culture d'imposition, de violence et de guerre à une culture de paix, non-violence, dialogue et solidarité , dans chaque localité, pays et région, selon la perspective mondiale offerte par cette marche mondiale.